vendredi 2 mai 2014

Lettre au Président du conseil du Val de Marne après la réunion du 11 avril 2014


Monsieur Favier,
Nous vous remercions pour la tenue de la réunion de vendredi 11 avril 2014 de 8 h à
11 h 30 (bon acceuil, écoute, volonté de noter quelques une de nos doléances). Cela nous a
permis de voir que tous essayaient de faire au mieux pour apporter des solutions à la
problématique du recours au site propre sur l’avenue du Général de Gaulle à Champigny-sur-
Marne. Nous avons réitéré verbalement nos doutes quand à l’utilité d’un recours absolu à un
site propre qui va de fait se retrouver rogné et morcelé par les nécessaires aménagements pour
assurer la libre circulation des riverains.
Nous vous prions de nous excuser auprès de vos collaborateurs pour les moments
d’indiscipline lors de cette réunion mais le cas « est-TVM » est crucial, vital pour bon nombre
d’entre nous.
Votre décision politique va conditionner la survie économique d’un grand nombre des
entreprises de cette avenue. Vous comprenez donc que le sujet soit extrêmement sensible pour
nous. Nous ne sommes également pas encore experts en réunions multi- parties.
Lors de la réunion, nous avons compris que les techniciens essayaient de trouver des
solutions pour que la circulation des riverains se fasse au mieux compte tenu des contraintes
imposées par le site propre du TVM. Mais, il nous a été dit que certains tourne à gauche dans
un sens excluaient un tourne à gauche dans l’autre sens. Cela nous semble inconcevable.
Il nous semble indispensable qu’il y ait au minimum :
Dans le sens fourchette de Champigny -> fourchette de Bry :
- 2 tourne à gauche entre la fourchette de Champigny et le carrefour Stalingrad – De
Gaulle
- 2 tourne à gauche entre le carrefour Champigny – De Gaulle et la fourchette de Bry
(tourne à gauche vers la rue Jean Savu comme actuellement)
Dans le sens fourchette de Bry -> fourchette de Champigny :
- 1 tourne à gauche entre la fourchette de Bry et le carrefour Stalingrad – De Gaulle (via
la rue du Lieutenant Ohresser : c’est la seule possibilité pour accéder à cette partie sud
de l’avenue très enclavée)
- 2 tourne à gauche entre le carrefour Stalingrad – De Gaulle et la fourchette de
Champigny pour pouvoir accéder simplement au quartier du plant sans passer par la
fourchette de Champigny.
Il faut absolument prévoir une possibilité de tourne à gauche rue du Dr Charcot, (la rue de
Pretoria étant déconseillée car passant par l’école élémentaire, rue déjà dangereuse pour les
enfants s’y rendant et en sortant) pour pouvoir aller simplement vers la fourchette de Bry
lorsque l’on veut sortir du quartier du Tremblay. Il n’y a pas d’autre possibilité pour sortir de
cette partie de quartier elle aussi extrêmement enclavée.
Si tel n’était pas le cas, il faudrait en sortir :
- soit par le boulevard de Stalingrad, prendre l’autoroute A4 et sortir à la fourchette de
Bry
- soit en partant en direction de la fourchette de Champigny et faire demi tour au niveau
du carrefour Stalingrad – De Gaulle (périlleux !!)
- soit aller vers la partie nord du Tremblay, passer au dessus de la A4, prendre la rue de
la Fontaine vers les bords de Marne, longer les bords de Marne jusqu’au pont de Bry
puis remonter vers la fourchette de Bry. Bonjour le détour ! A noter également que cet
itinéraire est fermé à la circulation le dimanche (bords de Marne fermés à la
circulation automobile).
Faciliter la libre circulation de tous passe bien entendu par la libre circulation des riverains, et
pas uniquement des utilisateurs du TVM. Le passage du TVM en site propre ne doit pas
imposer aux riverains de devoir faire des détours de plusieurs centaines de mètres(voir
kilomètre) pour rentrer ou sortir de chez eux.
Les TAG sont une chose ,les demi tours en sont une autre, tous les véhicules (petits ,gros ,très
gros et très très gros) qui font demi tours devant le n°81 entre autre, où pourront ils faire demi
tour avec un site propre, un kilomètre plus haut ou un kilomètre plus bas ?
L’affectation des places relèverait du pouvoir de Mr Le Maire, alors n’avons nous aucune
certitude que nos demandes puissent aboutir ?
Les places de livraisons ne sont pas mutualisables comme il l’a été proposé ,il nous est
impossible de faire respecter des horaires à nos livreurs ,les livraisons s’effectuant tout au
long de la journée de 4 h à 19 h (aucune des entreprises ne fonctionnant de la même manière
tant notre diversité est importante)les problèmes de circulation ,de bouchons, de
stationnement sont déjà des contraintes difficiles à vivre tous les jours pour les livreurs,
ajoutons leurs des horaires, et qui viendra nous livrer en temps et en heure.
Il vous faudrait prévoir des places de livraisons tous les 50 Mètres :les boucheries n°144 et
n°117 , les pharmacie, vétérinaires, bar-tabac, alimentation générale, les restaurants et
restaurations
rapides:n°157,n°129,n°119,n°117,n°152,n°142,n°82,n°48,n°40,n°83,n°81,n°71……….n°11
…….les garages et loueurs n°160,n°115,n°80,n°70,n°85,n°9…….etc…….
Un point impératif à prévoir, le stationnement qui fait déjà cruellement défaut aujourd’hui
dans le secteur, avec le projet de site propre, des places en moins dans l’avenue sont
flagrantes quoi que l’on nous nous fassions croire,ainsi celles en moins dans les petites rues
adjacentes du fait de la piste cyclable …etc.
La création de 6 parkings tout au long de l’avenue, répartis équitablement sont une évidence,
d’autant que nous constatons que de nombreux terrains sont vides ou avec des maisons
tellement délabrées que personne ne les habitent.
La création de dépose minute est vitale aux boulangeries n°82,n°144,Tabac n°119,presse
n°127 Pressing n°144…...etc…..un minimum de deux à quatre places est requis selon les
endroits .Mais il est d’autres endroits où les consommateurs ont besoin de stationner deux
heures ,les restaurants notamment, les besoins en stationnement sont donc divers et variés
dans cette avenue, la seule issue favorable étant de lui laisser ces 2x2 voies.
Les sorties de parkings et résidences, rendues compliquées du fait de passer à 2x1 voie, des
camions qui à l’heure actuelle entrent dans la cour de leurs propriétaires ne pourraient plus
braquer si une seule voie subsistait .Au n° 83 de gros camions viennent livrer des oeufs le
matin de bonne heure, des camions venant de Hollande viennent livrer du sucre à un
torréfacteur, ces camions décharges durant une trentaine de minutes sur une des deux voies
comment feraient ils avec une voie .
Les pistes cyclables sont dangereuses pour les cyclistes et les piétons car pas ou peu séparées
des piétons ou des véhicules à moteur, amorces et SAS aux feux ne sont pas suffisant, 900 m
de l’avenue sont dépourvus de pistes cyclables, le rond point de Bry n’a pas d’itinéraire
cyclable pour les échanges avec Bry, même cela n’est pas au point et les cyclistes s’en
plaignent.
Les passages pour piétons, vous stipulez que vous remettez celui de la crèche Eiffel, mais
comment avait il pu être enlevé ?Depuis toujours les passages piétons font défaut dans cette
avenue, il est nécessaire d’en ajouter trois, au niveau du n°107,UN AU N°81, puis un au
n°43( ?) les personnes ayant des difficultés à marcher apprécieraient ces ajouts, plutôt que de
devoir marcher 500 m de plus aller retour.
Le Déplacement d’un chantier au fur et a mesure de l’avancée des travaux, porterait atteinte
quoi qu’il en soit dit à l’activité économique et aux riverains .
Une commission d’indemnisation interviendrait après les travaux et si peu significative
qu’elle ne peut être un lot de consolation pour les entreprises qui n’aurait pas périclité.
Beaucoup d’arbres ne seront pas gardés, il fut dit que d’un point de vue technique, même en
les protégeant, ils souffriront des travaux faits alentour au niveau des racines, donc beaucoup
d’arbres seront arrachés.
Pour des raisons de sécurité il n’est pas possible de créer ou maintenir des places de
stationnement aux droits immédiats des carrefours ,cela est possible aujourd’hui avec 2x2
voies, effectivement si vous nous enleviez deux voies , la sécurité imposerait que vous ne
mettiez pas de places de stationnement aux abords des carrefours car il serait impossible aux
automobilistes d’effectuer des TAD sans arracher les ailes des véhicules stationnés,mais alors
du fait qu’il y a plus ou moins quelques 20 rues dans cette avenue, cela fait déjà 80 places en
moins,moins les places aux abords des stations…etc.
Nous avons été surpris de constater que vous aviez déjà rédigé un compte rendu (sur lequel,
certes vous avez prévu d’apporter des modifications suite à la réunion du 11 Avril…..),que
vous remettrez lors de votre réunion avec le STIF le 19 Mai, ce document nous ayant été
transmis par mail à 17 h 30 le 10 Avril pour réunion le 11 Avril à 8 h, vous comprendrez que
nous n’ayons pas tous eu l’occasion de prendre connaissance de celui ci avant la réunion, puis
à sa lecture le dit jour de la réunion, trop court fut le temps de la lire convenablement puis
d’en parler, néanmoins, nous tenons à vous faire part de quelques unes de nos remarques,
étant donné que nous y sommes par endroit impliqués ,sur des choses avec lesquelles nous
pouvons être en désaccord, où sur lesquelles nous nous serions mal compris.
Stationnement, Il est prévu de la rue Martin Vast à la rue Jean Savu une adaptation, étant
donné que cela serait vu au cours d’études ultérieures nous ne souhaitons pas que soit
stipulé « réponde aux besoins exprimés par les riverains et entreprises de cette section »nous
ne savons pas combien ni comment seraient reparties les places, dire que cela convient à nos
besoins nous ne le pouvons pas.
Il est noté sur ce document que « les emplacements de livraison seront fixés par un travail
commun avec les représentants des activités riveraines »nous ne souhaitons pas que ceci soit
stipulé pour les raisons suivantes :
-des demandes individuelles ayant été soumises a plusieurs reprises le 11 Avril n’ont pas
été prises en compte à moins qu’elles ne fussent regroupées sur une même section, et encore,
nous ne voyons pas comment CINDAR, la carrosserie et BOESNER vont pouvoir se
mutualiser la place de livraison , la première et la dernière étant espacées de 300 m ?
-ces places de livraisons sont sous réserve de la décision de la MAIRIE.
Par conséquent ,nous ne souhaitons pas que soit noté : emplacement de livraisons fixés par un
travail commun avec les activités riveraines.
Nous sommes contraints ,devant cette obstination qui est de faire un site propre dans l’avenue
du Général de Gaulle à Champigny ( alors que dans tous les documents que nous pouvons lire
est écrit : « là où se posera des problèmes avec les entreprises et le stationnement, c’est à
Champigny ».) de travailler avec vous ,ce que nous faisons le mieux possible, mais nous vous
précisons encore , notre opposition totale au site propre dans cette avenue.
Etant donné le manque d’argent général, la nécéssité évidente d’économiser sur tous les
postes, il vous appartient de décider de donner la priorité aux travaux du pont de Nogent qui
sont vitaux (de faire ce gros noeud de bouchons qui ne dure que depuis trop longtemps) et
d’accélérer les travaux de la ligne 15 du métro (une réelle avancée dans les transports en
commun ,et réellement attendue) mettre l’accent sur ces deux points indispensables et au plus
vite est judicieux.
Tout être qui s’engage, à le droit de se désengager, si en son âme et conscience ,il pense qu’il
est plus juste ,selon telle ou telle évolution ou circonstance , d’agir ainsi.
Nous remettons notre sort entre vos mains.
Nous espérons que nos divers courriers vous aurons sensibilisé à notre cause et vous aurons
permis de comprendre notre problématique.
Nous espérons de tout coeur que votre décision ne rime pas avec condamnation pour nous.
Nous vous prions de bien vouloir croire Monsieur Favier en nos biens sincères et
respectueuses salutations.
Essor Campinois
Mr Pinchot

lundi 31 mars 2014

Lien vers les documents d'enquête publique de septembre 2013

Documentations

Lien vers le rapport d'enquête publique sur le tvm

rapport d'enquête

Lettre de réponse au Président du Conseil de Val de Marne Christian Favier

Essor Campinois
81, Avenue du Général De Gaulle
94500 CHAMPIGNY SUR MARNE 
escamp94500@gmail.com

à 

Monsieur Christan FAVIER,
 Président du Conseil Général du Val de Marne
Hôtel du Département
Cabinet de la Présidence
94054 CRÉTEIL CEDEX

Champigny, le 14 mars 2014,

L.R.A.R N°1A 089 469 3316 1

Objet : Demande de convocation de la Commission concernant EST-TVM.
Au nom de l'association des membres de l'ESSOR CAMPINOIS, nous tenions vivement
à vous remercier d'avoir favorablement répondu à notre demande de rendez-vous
et de nous avoir reçus dans les locaux de la mairie le 13 février dernier. Contrairement à
M. Adenot (Maire de Champigny-sur-Marne) et à ses adjoints à qui nous avons, à
maintes reprises, écrit des courriers collectifs et individuels restés lettre morte, vous
avez pris la peine de nous recevoir, alors que nous sommes opposés aux modalités de
réalisation d'un projet qui, nous le savons, vous tient à coeur.
Nous avons également apprécié l'ambiance respectueuse et constructive de cette
réunion. Pour la première fois depuis des semaines, nous avons eu l'impression d'être
enfin entendus. Nous souhaiterions désormais être compris.
Concernant votre proposition de mettre en place un groupe de travail, nous y
sommes évidemment favorables et prêts à vous rencontrer à nouveau dès que possible.
À cette occasion, nous aimerions que vous puissiez apporter la documentation nécessaire
pour répondre aux questions ci-dessous énoncées. Vos collaborateurs ont nos coordonnées
en leur possession.
Comme nous vous l'avons déjà dit, nous ne sommes pas opposés au projet
Est-TVM, mais au passage de ce bus en site propre sur l'avenue du Général De
Gaulle, qui aura un effet contre-productif.
Vivant ou travaillant sur cet axe, nous sommes les mieux placés pour appréhender
le fonctionnement de cette avenue. Nous sommes convaincus que le site propre ne
pourra pas apporter les effets bénéfiques que vous mettez en exergue (amélioration du
cadre de vie des riverains, pacification de la circulation automobile, diminution de la
dangerosité, absence d'impacts négatifs sur l'économie de l'avenue, conservation de
l'offre de stationnement,...) malgré les améliorations qui seront peut-être apportées.
Nous restons persuadés que le TVM peut circuler, sans perte de temps, en voies
partagées sur l'avenue du général de Gaulle (cf. le document joint concernant les temps
de parcours du Bus 106 et du TVM sur l'avenue du Général De Gaulle). Cette option, si
elle était enfin retenue, aurait l’approbation de tous, contrairement à celle qui est projetée
pour le moment. Cette option permettrait un partage équitable et raisonné de
l’espace public entre les utilisateurs du TVM, les riverains, et les entrepreneurs de l'avenue.
Pourquoi vouloir alors, coûte que coûte, avoir recours au site propre sur cette avenue
qui ne s'y prête pas, malgré les apparences ? D'autres portions de l'est-TVM sont en
site partagé. Pourquoi n'en serait-il pas de même pour l'avenue du Général De Gaulle ?

1 - Dans le projet présenté, le bus est en site propre sur la globalité de l’avenue, sauf au
niveau de la trémie de la SNCF, où le bus empruntera l’unique voie de circulation avec
les automobiles. Ce qui sous-entend que, si la circulation automobile est difficile à
l’approche de la fourchette de Bry, le bus se retrouvera coincé, embouteillé avec les voitures.
Pourquoi séparer le bus de la circulation automobile sur la majeure partie de l’avenue
pour lui faire emprunter un site partagé d’une seule voie de circulation en fin de
parcours ?
Dans votre courrier, vous nous dites que les gains de temps procurés par le site propre
seront significatifs; les temps de parcours en bus seront diminués de 35% entre l'université
de Créteil et la fourchette de Bry. Qu'en sera t-il exactement sur la portion qui nous
concerne : l'avenue du Général De Gaulle ? Quel est le gain de temps escompté et estimé
avec le TVM sur cette avenue ? Ce temps de parcours est-il significativement différent
des temps de parcours actuels (exemple : le bus 106 qui parcourt toute l’avenue du
Général de Gaulle, de la fourchette de Bry à celle de Champigny) ?

2 - Lors de notre réunion, il nous a été dit que le site propre serait franchissable dans sa
globalité. Or, dans le compte-rendu que vous nous avez rédigé, il est stipulé que le site
propre serait franchissable sur quelques tronçons. Quelle est la bonne version ? S’il
n’est franchissable que sur certaines portions, quelles sont-elles ?
Dans quelles circonstances, les automobilistes seraient autorisés à franchir le site propre
sans commettre une infraction au code de la route ? En cas d’accident, en cas de panne
de voiture, en cas de passage des poubelles, en cas de livraison, en cas de déménagement,
en cas d’élagage, … ?

3 - Concernant le stationnement, c’est effectivement un enjeu crucial pour la vie des riverains
et pour l’activité économique de l’avenue. Vous nous dites prévoir de conserver à
minima l’offre de stationnement entre la fourchette de Champigny et l’avenue de Stalingrad
et essayer de limiter la casse sur la portion Stalingrad – Fourchette de Bry. Comme
le faisait remarquer M. Panet dans son rapport d’enquête, l’offre de stationnement était
déjà à saturation en 2006 (Taux d’occupation de 80% des places de parking). En huit
ans, les choses ne se sont pas améliorées, bien au contraire. C’est d’ailleurs bien dommage
qu’aucune étude récente n’ait été portée au dossier d’enquête. A l’heure actuelle,
compte-tenu du déficit en places de stationnement sur cette avenue, de nombreux automobilistes
(particuliers et/ou professionnels) utilisent régulièrement et quotidiennement
l’une des voies de circulation pour stationner en double file. C’est évidemment contraire
au code de la route, mais c’est malheureusement le seul moyen de stationnement possible dans bien des cas.
C’est le cas par exemple :
- des parents déposant ou récupérant leurs enfants au groupe scolaire Léon Frappier ou
à la crèche Gustave Eiffel,
- des parents déposant ou récupérant leurs enfants à l’école de musique,
- des bus scolaires qui desservent le groupe scolaire Léon Frappier mais également
l’école Sainte Thérèse (impossibilité aux bus d’accéder par les rues étroites à cet établissement)
- des livreurs des différentes entreprises de l’avenue
- des livreurs livrant des résidants de l’avenue
- des entrepreneurs de l’avenue dans l’exercice de leur travail
- des déménageurs
- des riverains ou consommateurs s’arrêtant quelques minutes pour aller chercher du
pain, des médicaments, des journaux, des colis, un bouquet de fleurs, un paquet de cigarettes,
un paquet de croquettes, un plat ou une pizza à emporter,…….
- des ambulanciers
- des véhicules de la voirie
-etc,…
Compte tenu des deux voies de circulation, même lors de ces stationnements en double
file, la circulation automobile reste possible et ne s’en trouve pas perturbée.
Quand bien même vous arriveriez à maintenir l’offre de stationnement actuelle, le simple
fait de réduire la circulation à une seule voie, empêchera de facto ce type de stationnement.
Or, c’est malheureusement ce recours à ce stationnement qui permet aux entreprises
de fonctionner, aux consommateurs d’accéder aux magasins, aux parents de récupérer
leurs enfants rapidement, aux livreurs de livrer, …
Dans le projet, vous réduisez drastiquement des places de stationnement/livraison là où
il y en a le plus besoin : portion Stalingrad-Fourchette de Bry, là où il y a les commerces
à fort passage (café/tabac/PMU, pharmacie, presse/relais colis, boulangerie, fleuriste,
boucherie, pressing, vétérinaire).
Vous nous proposez des places de livraison aménagées au plus proche des besoins.
Mais, c’est tout au long de l’avenue du Général de Gaulle qu’il y a des besoins de stationnement.
Les livreurs se garent devant ou au plus près de l’entreprise ou du particulier qu’ils ont à
livrer. La majorité d’entre eux (pour de multiples raisons, bonnes ou mauvaises) n’est
pas prêt à faire 50 à 100 mètres de plus pour se garer sans gêner la circulation. Des
bulles de stationnement de proximité peuvent être une solution intéressante pour les
particuliers mais pas pour les livreurs professionnels. Quelles seraient les places de
stationnement que vous proposez de "récupérer" par rapport au projet initial?
La mutualisation des places semble également très compliquée, voire impossible à appliquer.
Certes, certaines livraisons ont lieu dans des créneaux horaires définis mais ces
créneaux ne sont pas les mêmes pour toutes les entreprises d’un même secteur. Les livreurs
ne peuvent pas toujours respecter un créneau horaire précis (compte tenu des
aléas de circulation en région parisienne). Et puis, il y a toutes les autres livraisons occasionnelles échelonnées de 6 h00 à 20h00.
L’avenue du Général De Gaulle fait partie du réseau des axes magistraux. Peut-on transformer cette avenue en une deux fois une voie sans changer son statut et sa vocation
d’assurer les déplacements de tous les voyageurs (et pas seulement les utilisateurs de
bus) et des marchandises à l’échelle de la métropole régionale ?

4 – Concernant votre volonté d’embellir l’avenue du Général de Gaulle, nous la soutenons
car cette avenue n’a subi aucune amélioration depuis bien des années. Un « ravalement
de façade » serait le bienvenu.
Vous nous dites que « l’aménagement en site propre assurera l’embellissement de cette
avenue, par un meilleur partage de l’espace public au profit de trottoirs plus larges, d’un
réagencement du stationnement, de l’aménagement de pistes cyclables et de l’amélioration
générale de la sécurité des usagers ».
Concernant les trottoirs, certaines portions de trottoir vont, contrairement à vos affirmations,
être fortement réduites. C’est par exemple le cas devant la boulangerie de la rue
Floquet, ou sur la portion qui va du croisement Stalingrad-De Gaulle jusqu’à la rue Jean
Savu. Sur cette portion, le trottoir passe de 3.50 mètres à 1,20 à 1,80 m selon les plans
consultés. Quelle est la bonne mesure ? Or, comme nous vous l’avons déjà fait remarquer,
cette portion d’avenue dessert un café/tabac/PMU, une pharmacie, une librairie-
presse/relais colis, une clinique vétérinaire, donc des commerces à fort passage de
piétons. Cette portion sera également la voie d’accès à un arrêt du TVM qui va se situer
à l’aplomb de la rue Jean Savu. De plus, cette portion est une voie de passage obligé
pour bon nombre de parents qui emmènent leurs enfants au groupe scolaire Léon Frappier,
tout proche. Actuellement, les voitures garées le long du trottoir font écran entre
les piétons et les voitures qui circulent sur l’avenue. Dans votre projet, ce trottoir va désormais
se trouver en contact direct avec la circulation automobile. Il y aura bien sûr des
bornes ou des plots de sécurité qui vont de facto réduire la largeur du trottoir utilisable
par les piétons. Comment des parents avec poussettes et enfants vont-ils pouvoir se déplacer
et se croiser en toute sécurité sur ce trottoir réduit ? Une personne handicapée
du quartier (Mme Pires) se déplace en fauteuil électrique et emprunte quotidiennement
cet axe. Un fauteuil électrique nécessite réglementairement une largeur minimale de
1,20m. Lorsque cette dame handicapée circulant dans son fauteuil va croiser une maman
avec poussette et enfants (une poussette d’enfant fait à minima 50 à 60 cm de
large), comment vont-elles faire sur si peu d’espace ? Qui va descendre sur la voie de
circulation automobile et risquer de se faire renverser ? Est-ce cela l’amélioration de la
sécurité des usagers ? D’autre part, le ramassage des poubelles a lieu 3 fois par semaine
sur cette portion (en général entre 7h30 et 8h30). Actuellement, les poubelles ne gênent
pas la circulation des piétons lorsqu’elles sont sorties sur la voie publique. Comment les
usagers pourront-ils circuler en toute sécurité les lundi, mercredi et vendredi matin, tant
que les camions-poubelle ne seront pas passés ? Certains immeubles ont 5 à 7 poubelles.
Imaginez la place qu’il restera pour les piétons ? Comment les piétons pourront circuler en toute sécurité sur ce trottoir réduit ?
Concernant les pistes cyclables, dont certaines portions se situeront à 1 mètre des façades
des commerces, nous pensons que le risque d’accidents pour les piétons sera nécessairement fortement accru.
La circulation piétonne sur cette portion de l’avenue (quelque soit le côté emprunté) va
devenir dangereuse alors qu’elle ne l’est pas actuellement ! Quels nouveaux passages
piétons seront aménagés par rapport au projet ?

5 – Concernant les travaux, vous nous annoncez 9 mois de travaux. Même si les chantiers
seront mobiles, chacun sait que l’impact se fera sentir sur toute l’avenue et que les
délais ne seront jamais respectés. Nous sommes prêts à parier avec vous. 9 mois de
travaux prévus se transformeront en 12 ou 15 mois. Des mois de galère !
Durant les travaux, il y aura des camions, des barrières, des portions d’avenue seront
détournées, les ouvriers du chantier occuperont route, trottoirs et place de livraison/stationnement.
L’impact sur la vie des riverains et des entrepreneurs sera obligatoirement
majeur et lourd de conséquences pour certains.
Vous nous parlez de dossiers d’indemnisations. Les indemnisations ont lieu une fois les
travaux finis alors que les conséquences financières se font sentir au cours des travaux
et que les charges sont à payer en cours d‘année. Certains des entrepreneurs n’ont pas
une trésorerie assez solide pour assumer les pertes financières liées aux travaux. Ces
travaux vont signer l’arrêt de mort de certains.
D’autre part, les indemnités sont souvent dérisoires par rapport à la perte financière subie.
Rapprochez-vous du propriétaire du Domino Pizza de l’avenue qu’il vous raconte sa
mésaventure. Il a déjà subi ce genre de travaux dans une autre ville avec un autre magasin.
4 mois de travaux devant son magasin, plus de 200 000 euros de pertes financières
et 4 000 euros d’indemnités perçues finalement !
Ce projet est censé être profitable à tous. Les commerçants et entrepreneurs peuvent-ils
être respectés comme tout autre concitoyen et ne pas être considérés uniquement
comme de simples vaches à lait ?

6 - L'avenue du général de Gaulle est une pépinière de plus de 100 entreprises des plus
variées (manufacture, commerçants, artisans, restaurants, libéraux, services à la personne,
vendeur-loueur de voiture,...) qui procurent plus de 500 emplois directs. D'autres
emplois indirects sont liés à l'activité de cette avenue. La réduction du passage automobile, les difficultés de circulation, et la difficulté de stationnement aux abords de ces entreprises vont induire une forte baisse du chiffre d'affaire et pour certains la mort de leur entreprise. A l'heure actuelle, la ville de Champigny-sur-Marne peut-elle se permettre de perdre un
seul emploi ?

7 - Concernant l’amélioration de la qualité de vie promis par le site propre du TVM, nous
reconnaissons que c’est un voeu louable. Mais nous ne voyons pas comment en n’ayant
rien changé sur la A4, ni au Pont de Nogent (zone emblématique d‘embouteillages, encore
à l’état de projet), ni pour améliorer la jonction A4-A86, et compte-tenu de l’augmentation
constante de la circulation automobile sur l’avenue du Général De Gaulle et l’avenue de Stalingrad (cf. observatoire des déplacements sur le site du conseil régional du Val-de-Marne) et en réduisant les voies de circulation de moitié, vous allez réduire la circulation automobile sur l’avenue (et ce qui va avec (pollution, nuisances sonores, …).

8-Où seront réalisés les nouveaux "Tourne-à-gauche" dont vous nous avez parlé en
réunion ? 
Au cas où leur nombre ne pourrait pas être sérieusement revu à la hausse, pensez-vous sincèrement que la qualité de vie des riverains va être améliorée par le projet? En quoi le fait de devoir parcourir des distances bien plus longues qu’auparavant
pour rentrer chez soi, en quoi le fait de galérer pour trouver une place de stationnement
serait une amélioration de la qualité de vie. Ce ne sera que perte de temps, stress et
pollution assurés !

9- Dans l’un de vos courriers, vous reconnaissez bien que 240 arbres seront abattus
sans plus de précisions. Mais à quoi va servir de planter 70 arbres sur le rond-point de la
Fourchette de Bry et déboiser la moitié de l’avenue du Général De Gaulle ? 
Pourquoi planter une forêt sur un rond-point qui masquera la visibilité et supprimer d’autres
arbres quelques centaines de mètres plus loin ? 
Serait-il possible d’avoir des informations précises, portion par portion, à Champigny, du nombre d’arbres actuels et futurs, ainsi que du nombre d’arbres dits "remarquables" qui sera conservé ?

10 – Pour limiter l'impact écologique du passage du bus et améliorer les conditions de
vie des riverains, vous nous dites que vous aurez recours à des bus hybrides plus
respectueux de l'environnement. Qu'en sera-t-il des autres bus empruntant cet axe ?
Seront-ils également hybrides ?

11- Que deviendront précisément les bus qui circulent actuellement sur l'avenue du
Général de Gaulle ? Ceux qui subsisteront, auront-ils la possibilité d'emprunter le site
propre?

Dans la conclusion du rapport d'enquête publique, M. Panet, le Commissaire
enquêteur (qui peut-être considéré comme une personne objective par rapport à ce
projet) et la commission d'enquête affirment :qu'ils

 “considèrent que les emprises pour le site propre sont importantes et vont
gêner considérablement la vie dans le quartier, aussi bien pour la population que
pour les commerces. Le passage de 2x2 voies actuelles, plus le stationnement,
circulation piétonne, trottoirs, au projet à 2 voies en site propre, plus 2x1 voies
pour la circulation des véhicules, le stationnement, la circulation piétonne, la
circulation vélo, risque de poser des problèmes pour les activités commerciales et
quotidiennes des habitants des quartiers alentours.”

 “que le stationnement est insuffisant sur l'avenue du Général de Gaulle pour
permettre aux clients d'accéder à tous les commerces de cette rue. La voie unique
pour la circulation des véhicules ne permettra pas de stationner facilement aux
a bords proches de ces commerces.”

 “que le projet de l'Est-TVM risque, par le manque de possibilités de stationnement
et de zones de livraison, de gêner et réduire les activités du grand nombre
d'entreprises et de commerces. Ces risques ne donneront pas envie aux riverains
et clients de venir dans cette avenue pour commercer.”

La commission d'enquête “estime que certains de ces cas peuvent être améliorés
dans le projet définitif qui sera mis en oeuvre”, ce qui sous-entend que tous les cas ne le
pourront pas.

La commission d'enquête “considère qu'avec quelques corrections dont elle fait
état à plusieurs reprises, le projet sera probablement positif sur la plan économique.”
Positif dans sa globalité du parcours, mais qu’en est-il pour l'avenue du Général de
Gaulle ?
 La commission d'enquête suppute donc qu'avec quelques corrections, on pourrait limiter l'impact économique négatif prévisible ! 
Et si les éventuelles corrections ne permettent pas d'atténuer l'impact économique négatif prévisible, que se passera t'il

Nous pouvons d'ores et déjà vous le dire : désertification de l'offre commerciale de
proximité, chômage pour des employés, misère sociale pour des entrepreneurs qui
auront tout perdu dans cette aventure.

Est-ce cela que vous nous souhaitez? Ne méritons-nous pas un peu plus de
considération et d'estime? Vous voulez, avec ce projet, améliorer la qualité de vie de
tous vos concitoyens. Votre projet de bus en site propre sur l'avenue du Général de
Gaulle va obligatoirement nous condamner à mourir économiquement et à subir des
nuisances supplémentaires. Devrions-nous en conclure que nous ne faisons pas partie
de vos concitoyens?

Une solution existe : que le bus TVM passe en site partagé sur l'avenue du
Général de Gaulle. Mais c'est la seule possibilité pour ne pas nous condamner au pire.
Vous seul détenez la clef du problème. Nous espérons de tout coeur que vous nous
aurez entendus et compris.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Président du Conseil Régional, à
l’assurance de nos respectueuses salutations.

Copie à : M. le Préfet du Val-de-Marne, M. Adenot, Maire de Champigny
Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions de croire, Monsieur le
Président, à l’assurance de nos respectueuses salutations.

Le Président :
Essor Campinois

Association loi de 1901 dont le siège social se trouve 81 avenue du Général
de Gaulle 94 500 CHAMPIGNY SUR MARNE. N° SIREN : 499 434 587
W94200075 – escamp94500@gmail.com Tél-Fax : 01 47 06 51 25)

Lettre du Président du conseil général du Val de Marne, Christian Favier